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Mot clé - Caisse dEpargne

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vendredi, 12 mars 2010

Notes Internes ...

Prestations forcenées,
souscriptions forcées,
produits inadaptés :

conséquences de la pression des banques
sur leurs employés ?

Les notes internes en attestent.
Et ce sont les clients qui trinquent !

Quelques exemples :

* LA POSTE

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* LA CAISSE D'EPARGNE

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lundi, 20 avril 2009

Livret A : le pactole du Crédit Agricole ...

Le Crédit Agricole, au secours de ses clients victimes de la Caisse d’Epargne et de ses résistances aux transferts de livret A ?

Pourrait le laisser croire cette saisine par le CA de deux tribunaux de commerce à l’encontre de la CE à ce sujet.

Mais par delà cette apparence, force est de constater que pour le CA, le Livret A, c’est d’abord un pactole :

  • 48 millions d’euros, c’est ce que l’Etat va lui verser à titre de commission pour sa collecte ; ainsi chacun des titulaires de Livret A rapportera, sans le savoir, 13 € à sa banque !
  • 2,6 milliards d’euros, ce sont les dépôts sur les livrets A dont va librement désormais disposer le CA, puisqu’il conserve 30 % de la collecte et ne ristourne à la Caisse des Dépôts et Consignations que 70 % des 8 milliards d’euros collectés au 15 avril 2009. Voilà de quoi compléter l’emprunt annoncés en février dernier pour 1,5 milliards d’euros de « covered bonds » à 4,5 % !

Et la preuve en est que le CA vise ce pactole : Il n’a pas saisi la police des banques, la Commission Bancaire, pour faire sanctionner la CE. Non ! Il s’est adressé aux tribunaux de commerce, pour obtenir réparation. Et sans nul doute y ont contribué ses clients qui demeuraient sans information quant à l’inexécution des transferts et qui finissaient par mettre en cause et le silence et l’inertie du CA.

vendredi, 18 juillet 2008

le Livret A distribué par les banques

                   Grandes manœuvre

                   et occasion manquée !

                   Une réforme de façade…

 

 

Une  concurrence

En trompe l’œil…

 

                        La liberté de la concurrence invoquée par Bruxelles pour exiger la banalisation du Livret A apparait comme un leurre grossier :

Comment supposer que, au terme de cette liberté, les banques puissent créer de nouveaux Livrets, alors même que 44 millions d’entre eux sont déjà ouverts à la Poste et à la Caisse d’Epargne, couvrant ainsi pratiquement l’ensemble du marché !

En fait les ouvertures dans le secteur bancaire se feront par transfert à partir des CE/Banque Postale. Or envisager de tels transferts postule une mobilité des épargnants que la réalité dément !
Et ce constat renvoie aux oubliettes la crainte que les banques viennent à instrumentaliser les Livrets A  et s’en servent pour attirer les épargnants et, ensuite, les détourner vers des « produits-maison ».

Les grandes manœuvres !

 

En réalité, les grandes manœuvres, ce sont surtout celles engagées au sujet de la rémunération versée par l’Etat aux établissements pour la collecte de l’épargne. Alors que jusqu’à présent il en coutait à l’Etat entre 1.3% (la poste) et 1% (CE), soit un pactole de 1.5 milliard d’euros , aujourd’hui, les pouvoirs publics entendent réduire cette facture à 0.6%, quitte à laisser disponible aux banques une partie des Livrets A, jusqu’alors destinés dans leur intégralité au logement social et à son financement. Et Christine Lagarde a réussi, puisque, sous couvert de négocier avec le secteur bancaire, elle a obtenu du parlement un blanc-seing  pout définir tant le commissionnement que la partition des fonds.

Bref, encore un marchandage obscur, dont l’opacité contribuera à renforcer l’intrication de l’Etat et du secteur bancaire et la compréhension mutuelle de leurs intérêts réciproques et bien pensés…

 

Une occasion manquée et reportée.

 

La banalisation du livret eût du être l’occasion d’une réforme fondamentale, celle de l’épargne réglementée défiscalisée.

 


Car le constat est évident :

 

- le livret A est présenté comme l’instrument de l’épargne populaire alors même que 6% de ses titulaires détiennent 43% de ses encours ; 70% des détenteurs ont moins de 700 euros !

 

- le PEL – Plan Epargne logement, a pour vocation de faciliter l’accès au prêt immobilier alors même que seulement 10% des titulaires sollicitent un crédit !

 

 C’est dire que l’épargne de précaution tend à s’investir dans des produits dont elle détourne la finalité, faute d’un emploi plus adapté  à ses besoins.

Cette situation révèle l’archaïsme d’une réglementation actuelle issue des opportunités historiques.

 

Un tel constat justifie de la nécessitée d’une réforme tant pour préserver le caractère des structures actuelles, populaire et immobilière, que pour organiser l’accueil que recherche l’épargne de précaution dont la vocation est ni populaire ni immobilière.
Et ce serait l’opportunité de renforcer le financement du logement social, tout ou  partie de ces fonds pouvant y être dédiés…

 

Sans nul doute une telle réforme suppose-t-elle ambition et courage.
Des qualités étrangères à la politique de boutiquière menée par Christine Lagarde.

La preuve ? Le délai de quinzaine que le gouvernement n’a pas entendu supprimer.
Pourtant il spolie 30 millions d’épargnants qui utilisent les livrets A comme de tirelires avec des dépôts et retrait régulier :

Les intérêts ne courent qu’à compter, selon le cas, du 1er jour ou du 15e jour de chaque mois, suivant le dépôt (article R 221-5 CMF). Et les retraits prennent effet à compter des 1er ou 15e jour précédent ; c’est ainsi que l’usager qui sait n’avoir besoin d’une partie de son salaire  qu’à compter du 19 suivant et   le dépose donc sur son livret A le 2 du mois, les intérêts ne courent qu’à partir du 15 suivant ; et quand il effectue le retrait, le 19, celui-ci annule les intérêts qui avaient pourtant commencé à été décomptés. . .

A l’ère de l’informatique comment justifier ce délai de quinzaine, hérité du traitement manuel et des manches en lustrine, alors même que le livret A est aujourd’hui dématérialisé et que le traditionnel carnet rouge a fait place a une carte magnétique…

 

vendredi, 27 juin 2008

La Caisse d'Epargne, entendra-t-elle ses clients ?


La Caisse d’Epargne
et ses pratiques de flibustiers…


- Condamnée ce 5 juin 2008 par l’AMF - Autorité des Marchés Financiers – à 960 000€ d’amende pour avoir vendu à des épargnants profanes des « TSR » en violant les règles du CMF (art. 533-4 4°),*

- Condamnée par la Cour de Cassation pour avoir vendu à une épargnante des parts « Ecureuil Europe » sur la foi d’une publicité incohérente et « sans mentionner les caractéristiques les moins favorables et les risques inhérents, corollaire des avantages énoncés »,**

Qu’attend donc la Caisse d’Epargne pour proposer aux victimes une indemnisation ? Faut-il une guérilla judiciaire ?

Par son inertie et son silence, la Caisse d’Epargne ferait l’aveu de sa volonté de tromper les épargnants. Ne confirmerait-elle pas ainsi son mépris du droit et de ses clients ; elle démontrait aussi qu’elle intégre dans sa démarche le risque judiciaire qu’elle minore en spéculant sur le faible nombre d’usagers agissant devant les tribunaux.

C’est pourquoi l’AFUB appelle les clients spoliés à se mobiliser.